Description
La taz est un quotidien national berlinois fondé en 1978, qui appartient à une coopérative de plus de 26 000 lecteurs : aucun éditeur ni investisseur ne peut l’acheter. Son site n’a pas de paywall : les lecteurs paient ce qu’ils veulent pour que les articles restent gratuits pour tous. C’est une alternative aux sites d’information qui vivent des clics et de la publicité, et aux journaux détenus par des milliardaires et des groupes de médias.
La taz est née du milieu alternatif de Berlin-Ouest, et sa ligne est généralement décrite comme de gauche et écologiste. Depuis une crise financière en 1992, elle est éditée par une coopérative : les membres versent au moins 500 € en une fois, ou en 20 mensualités de 25 €, ont chacun une voix et ne touchent pas d’intérêts. La coopérative gagne environ 1 000 membres et un million d’euros de capital par an. Quelque 250 personnes travaillent à la rédaction et dans la maison d’édition, payées moins que la moyenne du secteur.
Avec le modèle « taz zahl ich », lancé en 2011, les lecteurs soutiennent le site volontairement, dès 5 € par mois ; en août 2026, plus de 51 000 le faisaient régulièrement. Depuis le 17 octobre 2025, la taz est le premier quotidien national allemand à ne plus être imprimé en semaine : du lundi au vendredi, elle ne paraît qu’en ligne et en e-paper, tandis que l’hebdomadaire wochentaz est toujours imprimé le samedi, avec une diffusion payée de 43 696 exemplaires en 2026.
Points forts
- Détenue par plus de 26 000 lecteurs en coopérative : aucun groupe de médias ni investisseur ne peut la racheter.
- Un site gratuit sans paywall, financé par des contributions volontaires dès 5 € par mois.
- Une couverture solide de l’écologie, des questions sociales et de l’international.
Points faibles
- Une ligne clairement à gauche, et certaines de ses chroniques ont fait polémique.
- Plus d’édition papier en semaine depuis octobre 2025, seulement le samedi.
- Uniquement en allemand, et des salaires inférieurs à ceux de la plupart du secteur.
Pour qui
Les lecteurs germanophones qui veulent une information indépendante, lisent en ligne et sont prêts à payer volontairement ou à devenir copropriétaires.


