Description
Threema est une messagerie suisse chiffrée de bout en bout, utilisable sans numéro de téléphone ni adresse e-mail, payée une seule fois, avec des applications libres et des serveurs en Suisse.
L’application est développée en Suisse depuis 2012, et Threema GmbH a été fondée en 2014. La version privée coûte 6,00 une seule fois (CHF, EUR ou USD selon la boutique), sans publicité ni abonnement ; chaque utilisateur reçoit un identifiant Threema aléatoire au lieu d’un numéro. Les applications sont libres sous licence AGPLv3, avec des compilations reproductibles sur Android encore décrites comme expérimentales, et une version Android sans Google, Threema Libre, est sur F-Droid depuis 2022. Threema exploite ses propres serveurs sur des sites séparés en Suisse, dont un centre de données ISO 27001 à Zurich. Les audits de sécurité comprennent le Münster Lab for IT Security (2019), Cure53 pour les applications mobiles (2020) et l’application de bureau (2024), et une preuve formelle de son protocole Ibex (2023).
Elle comptait plus de 10 millions d’utilisateurs en 2021. Threema Work, pour les entreprises, coûte à partir de 3 par utilisateur et par mois. Après l’investisseur Afinum, propriétaire depuis 2020, le fonds de capital-investissement francfortois Comitis Capital a racheté Threema à Afinum et aux fondateurs en janvier 2026 ; le prix n’a pas été publié.
Points forts
- Aucun numéro ni e-mail n’est nécessaire : le carnet d’adresses n’est pas envoyé et le compte n’est pas lié à une carte SIM.
- Les applications sont libres et ont été auditées plusieurs fois, et les serveurs sont en Suisse.
- Un seul paiement suffit, sans publicité, sans abonnement et sans revente de données.
Points faibles
- Elle a été vendue deux fois à des fonds d’investissement, la dernière à Comitis Capital en janvier 2026, et les fondateurs sont partis.
- Les contacts doivent aussi installer et payer Threema, ce qui complique le passage d’une famille ou d’un club par rapport aux applis gratuites.
- Les compilations reproductibles, qui permettent de vérifier que l’appli correspond au code publié, n’existent que sur Android et restent expérimentales.
Pour qui
Les personnes qui veulent une messagerie sans numéro ni e-mail, avec des serveurs en Suisse, et qui peuvent convaincre leurs contacts de payer quelques euros l’application.



