Description
Un supermarché coopératif appartient à ses clients : chaque membre achète des parts, travaille quelques heures par mois dans le magasin et y fait ses courses avec des marges plus faibles que dans les supermarchés classiques. Seuls les membres peuvent y acheter. C’est une alternative aux enseignes de la grande distribution qui fixent prix et marges pour leurs actionnaires.
La Louve, dans le 18e arrondissement de Paris, a été le premier en France. Deux Américains installés à Paris, Tom Boothe et Brian Horihan, ont lancé le projet en 2010 sur le modèle de la Park Slope Food Coop de New York ; le magasin a ouvert en phase de test en novembre 2016 et officiellement en novembre 2017. C’est une coopérative de consommation organisée en SAS, où chaque membre a une voix quel que soit le nombre de parts, sans dividendes. En 2024, plus de 5 000 membres pouvaient y faire leurs courses, du mardi au samedi de 9 h à 21 h et le dimanche matin.
Pour adhérer, il faut assister à une réunion d’accueil, aux places limitées, et souscrire au moins 100 € de parts ; les bénéficiaires des minima sociaux, les étudiants boursiers et les volontaires en service civique paient 10 €. Les parts peuvent être remboursées au départ, au plus à leur valeur nominale et après l’assemblée générale annuelle. Chaque membre fait ensuite un créneau de trois heures toutes les quatre semaines, en caisse, en réserve ou au nettoyage. Le magasin propose surtout des produits bio, artisanaux ou locaux, à côté de marques courantes. Des magasins semblables existent à Lille (SuperQuinquin), Montpellier (La Cagette), Bordeaux, Toulouse, Nantes, Grenoble et dans d’autres villes.
Points forts
- Des marges plus faibles que dans la plupart des magasins d’alimentation, grâce au travail des membres, sur des produits surtout bio et locaux.
- Une personne, une voix, quel que soit le nombre de parts, et pas de dividendes pour des actionnaires extérieurs.
- Les parts sont remboursables au départ, et une entrée réduite à 10 € est ouverte aux petits revenus.
Points faibles
- Le créneau de trois heures toutes les quatre semaines est obligatoire, et un seul adulte par foyer peut le faire.
- L’adhésion passe par une réunion d’accueil aux places limitées, et le remboursement des parts attend l’assemblée annuelle.
- Seulement dans certaines villes, et aucun chiffre récent publié ne compare leurs prix à ceux des supermarchés classiques.
Pour qui
Les habitants proches d’un supermarché coopératif qui peuvent donner trois heures toutes les quatre semaines en échange d’une alimentation qu’ils aident à choisir, à marges réduites.



