Description
Open Food Facts est une base de données collaborative et gratuite de produits alimentaires, gérée par une association française à but non lucratif : des bénévoles scannent les codes-barres et photographient les emballages, puis l’application et le site affichent les ingrédients, le Nutri-Score, le groupe NOVA de transformation et un score environnemental. C’est une alternative au marketing des emballages et aux applications commerciales de scan alimentaire.
Stéphane Gigandet l’a lancée en mai 2012, avec Pierre Slamich ; l’association, basée à Saint-Maur-des-Fossés, a une équipe permanente d’environ sept personnes. Plus de 100 000 contributeurs ont ajouté plus de 4 millions de produits de 150 pays. Les données sont publiées sous licence ODbL : chacun peut les réutiliser en citant la source et en partageant ses améliorations. Plus de 300 applications s’en servent, dont Yuka, et Santé publique France les a utilisées pour vérifier la formule du Nutri-Score.
Elle est financée par des dons, des subventions et le mécénat d’organismes publics et à but non lucratif comme Santé publique France, la Commission européenne via NLnet, et Google.org, qui a donné 1,1 million d’euros en 2021. Elle n’accepte ni publicité ni argent de l’industrie agroalimentaire. Son appel aux dons 2026 vise 170 000 € pour les serveurs et un ingénieur, et avait réuni 47 431 € en novembre. Des projets frères couvrent les cosmétiques (Open Beauty Facts), l’alimentation animale, les autres produits et les prix en magasin (Open Prices).
Points forts
- Gratuit, sans publicité ni argent de l’industrie agroalimentaire, et chacun peut réutiliser les données.
- Montre le degré de transformation et un score environnemental en plus du Nutri-Score.
- Chacun peut ajouter un produit manquant, ou en corriger un, depuis l’application en quelques minutes.
Points faibles
- Les données saisies par des bénévoles peuvent être incomplètes, fausses ou dépassées.
- Les scores ne couvrent que les produits emballés avec code-barres : les produits frais et en vrac manquent.
- L’association dépend des dons et des subventions : en novembre, son appel 2026 avait réuni moins d’un tiers de l’objectif.
Pour qui
Les consommateurs qui veulent comparer en magasin les produits emballés selon leurs ingrédients et leur degré de transformation, et les développeurs et chercheurs qui ont besoin de données alimentaires ouvertes.



