Énergie Partagée

Alternative aux placements qui financent les grands groupes de l’énergie et des fonds dont on ne sait rien

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Description

Énergie Partagée permet aux épargnants d’investir dans des parcs éoliens, des toitures solaires, de petites centrales hydrauliques, des chaufferies bois et des unités de méthanisation détenus et gérés par des habitants et des collectivités. C’est à la fois un mouvement, né en 2010, et une société d’investissement, Énergie Partagée Investissement, qui prend des participations dans ces projets.

Plus de 7 700 citoyens en sont actionnaires, et la société avait engagé environ 52,7 millions d’euros dans plus de 200 projets en mars 2025. Un projet n’est financé que s’il porte le label Énergie Partagée : habitants, collectivités ou le mouvement doivent contrôler la société d’exploitation, la rémunération du capital est limitée et les décisions sont prises de façon démocratique. La société a l’agrément ESUS et le label Finansol, et un conseil de surveillance d’actionnaires élus contrôle ses comptes.

Depuis l’assemblée générale de novembre 2025, une action coûte 129 €, plus 3 % de frais d’entrée (5 € minimum), sans frais de garde ni de sortie. Sa valeur est passée de 100 € jusqu’en 2016 à 129 € en 2025, soit environ 3,3 % par an en moyenne depuis 2019, et de petits dividendes sont versés depuis 2023 (1,20 € par action en 2025). Les actions ne sont pas cotées et le capital n’est pas garanti. On peut demander à récupérer son argent une fois par an, et il revient en six à dix-huit mois ; la durée de placement conseillée est de dix ans.

Points forts

  • Une action, 129 € plus les frais, suffit pour participer.
  • L’argent ne va qu’à des projets contrôlés par des habitants et des collectivités, avec une rémunération limitée.
  • Le prix de l’action a augmenté chaque année depuis 2017, et des dividendes sont versés depuis 2023.

Points faibles

  • On peut perdre tout ou partie de son argent, le capital n’étant pas garanti.
  • Récupérer son argent prend de six à dix-huit mois, et ce n’est possible qu’une fois par an.
  • 3 % de frais d’entrée, et pas d’avantage fiscal hors PEA.

Pour qui

Les épargnants qui ont de l’argent dont ils n’auront pas besoin pendant une dizaine d’années, et qui veulent qu’il construise des énergies renouvelables près de chez eux.

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